De...
De ta bouche si bonne
La tasse je casse
…….Finalement, il s’est fait entraîner le petit jeune, avec les autres morts. N’y-a-t-il que cela à leur offrir ?Un exemple de fusillade déchaînée pour le plaisir de se défouler…L’exemple des grands, de la force, des forces de l’ordre, de la loi : tirer, tirer à bout portant sur des cibles humaines, tuer, se régaler du sang chaud… Ce film si atrocement réaliste et abominable –à abominer--, une conscience à ne pas avoir de prise .Laissons tomber et regarder l’horizon sur le désert…Des traces de pas dans le sable...
Une dune : au loin, un léger vent
Le cri d’un chameau
Une caravane qui passe
Rien d’autre
Nécessité d’un joli tableau pour effacer les barricades, les bruits qui bougent se cognent nous heurtent. Un tableau paisible qui nous enveloppe de quiétude.
Plongés dans un écran de cinéma, cette violence nous empoigne.et on attend tous que ça pète. C’est malheureux. Ce n’est pas même humain./à bannir l’expression « c’est humain » /c’est triste.Créer la soif de sang.la soif de violence.et tous les désarçonnés vont y aller encouragés. La filiation des tueurs passée de génération en génération.la haine a ses descendants.
Gandhi ! Luther King ! revenez!
Jésus , qui es-tu, que quelqu’un comme toi revienne sur la terre pour tous les calmer.Vite ! Vite !
La soif vient de plus en plus parmi nous. Créons l’entente et l’amour du prochain. Plaidons l’œcuménisme, donnons-nous la main !
Et la barque pleine de pétards et de T.N.T. a été poussée au loin
De l’autre côté du fleuve
Tandis que tous se regardaient, hébétés d’avoir vécu un cauchemar Pourtant si réel — réalisé à la vue du sang — tous se sont donné la main, l’ont sérrée, tenue, gardée longtemps longtemps , jusqu’à s’unir ensemble , tous, des kilomètres d’hommes et de femmes tandis que les enfants jouaient , jusqu’à s’asseoir au sol en tailleur, le dos bien droit malgré la fatigue.Au milieu d’eux, un grand feu et toutes les horreurs passées y furent jetées, consumées jusqu’à la dernière particule pour qu’il n’en reste plus rien.
Le feu dura toute la nuit
Au-dessus, les étoiles dansaient, soulagées d’un ciel
A cet instant clément.
Enfin la paix était revenue.
Car dans la foule fatiguée,
Un homme parlait, d’une voix douce, lente, posée, parlant de mille choses venues de nulle part, d’un ailleurs invisible, que chacun ici ressentait au fond de soi. Une voix comme des milliers de voix qui ne sortaient pas et dont personne n’en soupçonnait l’existence..un son porté par un souffle…Seul cet homme savait la respiration. Tous les autres étaient avec lui, écoutant ce qu’eux-même ne savaient exprimer, ils s’étaient battus pour cela.
La nuit les a gardés longtemps ensemble, complices, frères, rassemblés ce jour jusqu’au lever du
Lendemain et d’autres encore, pour la fin des temps peut-être.
… Le film s’achève ainsi.
L’image est meilleure.
C’est alors que tous pouvaient regagner leur demeure.
Quelque chose me dit que je t’aime
C’est le sentiment amoureux qui m’habite lorsque je pense à toi.
*
Dans le silence de la mer
Détrompez-vous chasseurs de sirènes
Un avenir léger amer
Vous apparaît debout
Mais il n’est que peine
Si vous levez la tête
Un peu plus haut
Vous applaudirez
Vous verrez la-haut la fête
Que vous aimerez
Car rien d’autre n’est aussi beau
Deux corps se sont aimés dans le silence
Et les mots personnifiés
Et les regards dans le bleu nuité
Elle ne peut s’oublier cette transparence
De cette douce intimité
Où ils se sont regardés
Pour la première fois
Le temps passe
Et je passe
Et tu passes
On passe
J’en passe
Du temps
A penser
Des passes
A pincées
Le temps passe
Et j’y passe
Et je passe
Et repasse
Le temps passé
Le passe-temps
Le temps présent
Le temps pressé
Si tu suis la musique tout le long
Tu rencontreras un jour la même gamme
Amalgame un peu différent
Un jour où le vieux et la vieille ne seront pas là
T’en es bien sûr au moins
Où personne de « normal » ne vienne déranger
Où les quatre murs de pierres de taille enfermeront les secrets
Secrets dévoilés par la lumière du soleil
L’eau chaude de la piscine
Par le ballon un peu trop rond que l’on lance par-dessus le filet
Et caetera in the head
Sourire figé du masque de la folie
Sourire crispé dans la mélancolie du bithume
Sourire pâle au coin des lèvres
Sourire transi contre la vitre , limite transparente de la vie
Sourire enfoui au creux de la main
...When I was joung seems to me life was beautifull...
Le fond ne change pas , c(est la forme qui évolue
Le cœur restera toujours un cœur de gamin
Un ventre de gamin
Des larmes décrocheront d’un corps désaccordé
Les cheveux et les yeux et la tête entière enfin
Enfouis dans le sel de la mer , les mains dans le sable…
Ancrage de la peur
Les pensées dans les remous de l’immense étendue bleue qu’est la mer
Les roulis font tanguer la candeur de l’être profond
Ce n’est pas vrai qu’un jour la sensibilité l’emportera
Elle est trop souterraine
Et restera toujours une Peinture
Une architecture
Ou un air
Le feu foisonne au fond du clair
Des toiles d'araignée tissées entre deux nuages de bleu gris
Et un envol impassible mordu déracinant
Une pensée nocturneune froideur dans le ventre
Un cri qui gicle , c'est un champ de blé nouveau
C'est l'heure du couvre-feu
C'est la paix ardente qui envahit
La nostalgie du passé la peur du devenir
C'est deux bêtes haut perchées
C'est deux perches tendues face à face
C'est un fossé traître et mensonger
C'est la paix de l'aurore
( de l'accord )
A u s o n d e l a m u s i q u e q u i t i n t e
M a i s l e s m o u s t i q u e s n e d o r m e n t – i l s p a s l a n u i t ?
*
Un pas gravé dans l’air endormi
Des pierres , une mine,
Et le ruisseau qui gicle sur l’herbe verte
C’est la fin du soleil
Les couleurs opaques s’estompent
Le ciel est en deuil de la journée
La lune est sortie voir les étoiles
Pas un son
Pas un bruit
Libellules enchantées , passez devant votre regard
Et déployez vos ailes bleues !
Les chouettes indiscrètes , ne faites pas de bruit
La nature est sous silence
Plénitude terrestre
Herbe mouillée et froide sous un corps brûlant
Fièvre de délire
Saoûlerie pacifique
La mer est là tout près
Elle rage de venir nous voir
Elle écume et se soulève
Et s’endort
Sommeil plein de vie
Entrain d’une jeunesse tendre
Je ferme les yeux et je plonge avec toi
Je suis bien dans le bain de mon cœur
Palpite mon corps sous la caresse du soleil
Palpite mon âme quand nos présences se touchent
Et se joignent
En un seul tourbillon
A u s o r t i r d e l a n u i t g l a c é e
D a n s u n e t o r p e u r d ‘ é t i n c e l l e s
L ‘ A u r o r e n a î t
La brume est légère au sortir de la nuit
La cîme des cyprès dépasse du brouillard enfantin
Une cloche sonne cinq coups
C’est l’heure des naissances
C’est l’instant des beautés qui se déplient
Une silhouette à bicyclette dans le glacé du matin
Le souffle part en brouillard
Le linge étendu dehors est couvert de gouttes d’eau
Tout est en rosée
Quiétude matinale
La clarté se réveille
Une fenêtre s’ouvre et des yeux gonflés regardent dehors
Du côté du levant on voit une lumière étalée
Quiétude matinale
Le voile s’est envolé
La vapeur d’eau prend la couleur de la terre
Les ombres naissantes se couchent au sol