Le jour
Les nuages glissent dans le ciel
Et ma mélancolie me souffle dans un creux d’insomnie
- - Réveil d’une nuit plénitude - -, le jour ,
Que Dieu existe
Les nuages glissent dans le ciel
Et ma mélancolie me souffle dans un creux d’insomnie
- - Réveil d’une nuit plénitude - -, le jour ,
Que Dieu existe

Mon corps contre ton corps chantait
Nos corps à l’unisson dansaient
Dansaient nos mille pores
Toute ta peau enveloppant la mienne
Tous mes sens envoûtés me rappelaient alors
Ce milliard de secondesà peine passé
Chaque millième de seconde racontait nos deux peaux enlacées
Adieux instants si denses
Quand tenue dans tes bras où quelque chose se passait
Je me laisser porter
Par ce plaisir immense
Il n’y a plus de vide autour de moi
Je me sens bien
Je me sens belle
La vie est belle
La mer
Le bleu, ses bains d’eau salées
Son immensité, sa fraîcheur
J’aime la vie
Et toi, comment vas-tu ?
26 juin 2002
On est parti , je t'emmène aux ruines d'Allan
Tout s'est bien passé dans ces vieux murs d'Allan
Coincés entre deux pans de ces vielles pierres
Le soleil nous caressait violemment
Dans ses nuages de blanc paumé.
On a laissé la voiture sous un arbre
Et on a grimpé à pied.
Puis on est reparti en glissant dans ces herbes sèches
Où grouillaient bêtes et lézards verts
Et on souriait au vent et à la plaine qui nous entouraient
J'ai repris la voiture en main
Et on a démarré par un dérapage caillouteux
On a repris la route d'Allan
On a traversé le village à toute trombe
On voulait sans cesse aller plus vite
Et on était grisé par ceci
Qu'est-ce donc que ceci
Et au croisement de l'autoroute on fonce
On roule on roule et l'auto fait des tonneaux
Et pourtant personne ne venait à droite
Pourquoi cette vision étincelante
Pressentiment obscur
Comme l'étaient nos esprits légers
La voiture s'est retournée sur le dos
Et nous aussi
J'ouvre ma porte comment faire
J'ai réfléchi trop lentement
Et je t'ai tiré à moi
Et puis non
Je suis sortie , je suis vite - était-ce vite?-
Sortie de l'autre côté du fossé
J'ai ouvert la porte
Et je me suis retrouvée plus loin
Dans le champ
Allongée
Et toi ,à genoux
Toujours avec tes cheveux aux vents
Et je ne pouvais plus bouger
Qu'était-ce
Et comme si c'était exprès
J'avais envie de parler parler et encore
Et c'était dur
Je ne me sentais plus
Quelle irréalité
Je ne pouvais mieux espérer comme mort
Mourir dans un accident de voiture
Pourquoi toi n'es-tu pas mort.
C'est beau cette mort là
Elle m'emporte
Comme la colère
Comme le vent
Comme la rivière
Je suis heureuse
Je ne sens que mon âme
Passage merveilleux du temps
Et le ciel est si beau
Aide-moi à le revoir encore une fois
Et je me dresse sur les coudes
Et tu voudrais pleurer
Mais tu es effrayé
Car je me sens trop bien
Ô ciel magnifique qui me borde
Et qui berce mes derniers instants
J'ai enfin vécu la Mort
Et je l'ai dans le ventre
Je suis enceinte de la Mort
Et je l'accoucherai
Avec mes tripes et mon sang
Et la terre
Univers de murs blancs
Et d'hommes blancs
Pensées obscures
Et lit blanc
La Mort m'avait donné rendez-vous
La Vie aussi
février 1977
Si ses couleurs en épousent les tiennes
Puisse ton cœur déchiré s’ouvrir au mien…
Sans parler amour, je suis ton amie
Âme sœur
Fragment parallèle…
Il y a dans la plaine attente
Je ne sais moi
L’ombre d’un doute sans doute
Où es –tu moi je te me cherche
Réveille toi ouverte à toi de ce pas cours
Vas-y
N’aie pas l’ombre
De toi
De ce doute anxiété c’est à toi que tu le dois
Perdue attente encore
Pourquoi
L’autre
N’est-il perdu à jamais
Tout est vert dehors le ciel t’ m’attend j’arrive
De ce pas perdu pour d’autre je m’équilibre
Me prépare à sauter
Toujours pour m’élancer
Viens je t’attends
Viens je t’ m’attends m’assieds me regarde
Me vire
J’ai le tournis le tournevire moi toi
L’autre sur moi me sourit à la vie
Sourit à ma vie
Je veux sourire de moi
Et au panier les je dois il faut je voudrais
Que
Queue
Et toi
Et moi qui t’ m’attends
Dans la plaine je dépose mon chagrin
Esseulée de tout ce qui n’est pas vert
Vers
Des vers des mots pour dire ma vie
Jusque-là et puis continuer
Parler du bonheur
Du vide de la vie de l’amour
Mais qu’est-ce ......... ?
Des montagnes et des mots pour colorer
Des mots d’amour et des images pour remplir les corps
Les sens
Sens.
Je suis en accord avec mon instant de trêve. Je vais pouvoir partir. Enfin.
Il est bien ce stylo. Il a un sens. Le mien. Merci.
Y croire.
17 août .2006
Il y a dans une seconde un infini
Et le temps infusé
Et le temps de queques cigarettes ne nous permet pas de comprendre
Entrevoir l’éclair et y plonger dedans
Entière.
Et ruisselante.
Le temps de quelques cigarettes qui transforme l’âme
Dont la fumée efface l’infini
Et fait vivre la seconde
Moi j’aime bien qu’on me prenne la main
Entente mirifique et douceur imparfaite
Tendresse inachevée de cœurs lourds et endoloris
Je suis désaccordée
Et ma main se creuse
Vide atténué gonflé de larmes chaudes
L’essentiel est de se creuser pour un plein
De douceur et d’embraisement
L’ennui violé
Déjouement imprévu d’un corps trop lourd
A digérer
A endormir
Les vagues
Le bleu de la mer
Un couloir vide de chambres blanches
La mise en mémoire
Apprentissage du passé
Irréversibilité : le temps infuse et se diffuse.
Ailleurs , paumée comme une dentelle
Dentelée , paumée , mais toute entière
Dans l’infini de la seconde
A oublier
Une hypothèse
Re-évocation d’un souvenir
Sel marin collé à sa mémoire
Sous un pin parasol
D’ombrages fictifs d’une
Paix provisoire
Hypnose
Magie du temps
Ce temps transparent quand
Il est plein de couleurs
Correspondance…
Message d’une tendresse perdue message
Souvenirs en musique et souvenirs en projet
Bercement corporel
Et destruction de l’âme trop gonflée
Projection dans l’avenir du devenir aperçu
Théories biochimiques
Folie englobulée
Terre-plein électrique
Membres électrisés
Et pudeur en folie noire
Support dans l’onde bleutée de la nuit passage
Passage et empreinte de l’insomnie
Cat’s
Cat is
Mots paumés sur le blanc du papier
La musique me berce
Du lait blanc sans crème s’il vous plaît
C’est la nuit et la nuit
Je voudrais m’endormir
Encore cinq minutes
Nourrition
Conséquence d’une panse avide de boustifaille
Les nourritures terrestres
Et le poisson dans l’eau.
Expérience vécue
Courbe d’un bonheur endolori
Je me déverse
Noir sur blanc
Blanc dessous le noir
Il n’y a pas de gomme pour le stylo.
Novembre 1977