04 novembre 2012

Il y a dans une seconde un infini

écrins 2011 004


                           

Il y a dans une seconde un infini
Et le temps infusé
Et le temps de queques cigarettes ne nous permet pas de comprendre
Entrevoir l’éclair et y plonger dedans
Entière.
Et ruisselante.
Le temps de quelques cigarettes qui transforme l’âme
Dont la fumée efface l’infini
Et fait vivre la seconde

Moi j’aime bien qu’on me prenne la main
Entente mirifique et douceur imparfaite
Tendresse inachevée de cœurs lourds et endoloris
Je suis désaccordée
Et ma main se creuse
Vide atténué gonflé de larmes chaudes
L’essentiel est de se creuser pour un plein
De douceur et d’embraisement
L’ennui violé
Déjouement imprévu d’un corps trop lourd
          A digérer
          A endormir

Les vagues
Le bleu de la mer
Un couloir vide de chambres blanches
La mise en mémoire
Apprentissage du passé
Irréversibilité : le temps infuse et se diffuse.

Ailleurs , paumée comme une dentelle
Dentelée , paumée , mais toute entière
Dans l’infini de la seconde
                                           A oublier

Une hypothèse
Re-évocation d’un souvenir
Sel marin collé à sa mémoire
        Sous un pin parasol
        D’ombrages fictifs d’une
        Paix provisoire
Hypnose
Magie du temps
Ce temps transparent quand
Il est plein de couleurs
Correspondance…
Message d’une tendresse perdue  message
Souvenirs en musique et souvenirs en projet
Bercement corporel
Et destruction de l’âme trop gonflée
Projection dans l’avenir du devenir aperçu
Théories biochimiques

Folie englobulée
Terre-plein électrique
Membres électrisés
Et pudeur en folie noire
Support dans l’onde bleutée de la nuit  passage
Passage et empreinte de l’insomnie

Cat’s
     Cat is
          Mots paumés sur le blanc du papier
          La musique me berce
          Du lait blanc sans crème s’il vous plaît
C’est la nuit et la nuit
Je voudrais m’endormir
Encore cinq minutes
Nourrition
Conséquence d’une panse avide de boustifaille
Les nourritures terrestres
Et le poisson dans l’eau.

Expérience vécue
Courbe d’un bonheur endolori
Je me déverse
Noir sur blanc
Blanc dessous le noir

Il n’y a pas de gomme pour le stylo.

                                                       Novembre 1977


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08 octobre 2012

J'adhère à la terre...

                     



Comme je ne sais pas quoi faire, je cherche un cahier neuf et me fais alors le plaisir de l’entamer.
Le stylo à bille roule délicieusement sur le papier, at ma tête penchée se laisse emporter…Mes pensées s’évaporent…ou presque. Il me reste toujours et cependant des pensées de-ci de-là qui me tiennent en éveil. Pas de bruit dehors, si ce n’est un camion qui passe, une auto qui klaxonne, Une voix qui promène…
Mon corps s’appuie, s’affaisse sur le bureau de bleu verni quoiqu’un peu craquelé ; ma tête repose sur mon poignet gauche qui rougit petit à petit. Mon cerveau se repose un peu, bien au chaud dans son boîtier ; de temps en temps je le guide :  « reste éveillé » ou « qu’est-ce que tu pourrais bien faire? » ou encore « laisse-toi aller à des pensées vacancières... »…
Rêveries de voyages…repos au soleil…un ciel sans bavure  un corps sans pâleur…une joie au fond du cœur, toutes les émotions au chaud, à l’intérieur, vivantes, saines et musclées qui font vivre mon être.
Tout mon être entier à l’abandon de douces sensations
             Vibrations…
             Rhapsodie dans l’air
             J’adhère à la terre…

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