03 août 2015

Rebelles du soir

Non mais..., tu les entends ces rebelles ?

Rebelles du soir

Kssiii...Kssiii...Kssiii...Kssiii....

Et la nuit tombe

Avec la douceur des couleurs qui se fondent...

 

Tendue entre les pins immenses

Tendue si haut

La toile bleutée du ciel se tisse

Et enveloppe les maisons qui s'endorment...

 

Douceur du soir

C'est l'heure du repos où tout se ralentit et s'endort...

 

Ube journée de passée

Les autres lendemains empliront bientôt ma  mémoire

Calés par les saisons

Et le vécu de mes sens

 

        Comme une peinture.....

 

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29 avril 2013

Bonne semaine!

Et bien voilà,la valise est prête,nous sommes sur le départ

A l'encontre de nos souvenirs, déjà si loin et encore si présents...

Allons retrouver le soleil qui se fait si rare en ce moment!

Et puis lâcher les contraintes et suivre le rythme des sensations....

Des musiques emportées sur ces petits rectangles métalliques qui nous relient à nos amis....

Nos lecteurs....

A très bientôt ici ou là, sur le blog ou par les pensées...

Ethunelle

16 janvier 2013

Retour en arrière

Si ce'était aussi facile que cela

Un retour en arrière et reprendre...

Où en étions-nous?

Suivons la lune et son croissant

Sauf que.

Dans quel sens ce croissant? avance-t-il? recule -t-il?

Et nous.

Le temps d'un coté,nous de l'autre

Je suis à coté du temps, de ses croissants, de ses lunes...

Mes émotions retrouvées et perdues....

A jamais?

 Dans la nuit je me fonds....Et confonds mes états d'âme,mon regard est flou...

Vite ! Une musique me sort de ma torpeur...! Et m'emporte dans ses doux filets harmoniques!

Cadeau de la vie, le présent me prend et je m'épanche sur la feuille blanche.....

23 novembre 2012

A F.


                                                                      

        

IMG_0008

        
Mon corps contre ton corps chantait
Nos corps à l’unisson dansaient
Dansaient nos mille pores
Toute ta peau enveloppant la mienne
Tous mes sens envoûtés me rappelaient alors
Ce milliard de secondesà peine passé
Chaque millième de seconde racontait nos deux peaux enlacées

Adieux instants si denses
Quand tenue dans tes bras où quelque chose se passait
Je me laisser porter
Par ce plaisir immense

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08 octobre 2012

D'une vie en 76.....

                                    D’une vie en 76…

C’était long dans la nuit cette attente… Et lorsque j’entendis cet oiseau dans le ciel qui s’enfuyait ,
j’ai compris que je devais commencer.
Je me mis en route, à la recherche de mon chemin, guidée par ce bruit qui me suivait, ce tic-tac volage construit par mes pensées. Et je devais partir , sans savoir pourquoi , sans savoir où, ni comment. La seule chose que je savais, c’est que cela serait pour moi.
C’est alors que je partis.
C’est alors que je compris qu’attendre ne fait pas avancer.je ne regarde pas autour de moi, j’avance, je marche, et cela même si la nuit n’est pas très claire…le chemin sera encore long, la lune aura le temps de venir éclairer mes pas, et dans quelques unités de temps, ce sera au tour du soleil à venir me pousser à continuer.
Alors je pars et essaierai de ne pas me retourner, pour aller encore  au –delà, au-delà de cette nuit depuis longtemps tombée et qui un jour –aujourd’hui ?—se lèvera.
                                          Nuit tu es belle
Longtemps je t’ai aimée
Je te ferai charnelle
Je te ferai aimer
Toujours je me souviendrai des moments que j’ai passés avec toi
Et te remercie pour ta beauté que tu dissimules parfois
Toujours je te vivrai
Jamais je ne t’oublierai
Et j’envelopperai dans tes couleurs toutes celles que j’ai aimées.
Dans tes couleurs j’y mettrai tous les tons et les notes et les parfums que j’ai embrassés
La lumière est venue de toutes ces sensations que j’ai éprouvées
Le soleil est levé
La nuit plane en moi
J’avance…
Je suis déjà partie…

Les couleurs étaient claires…
Un enfant qui naîtrait à cette heure-là ne pourrait deviner si elle apparttient à celles du jour ou de la nuit. A nous de l’éclairer.
C’est un semblant de nuit, une nuit si pâle et si craintive que l’on en découvre les moindres parties. Une nuit belle comme le jour. Une nuit puissante et tiède, une nuit pleine d’amour, de grâce et de plénitude. Une nuit qui appelle à aimer, à regarder, à découvrir, à toucher, à sentir, à emmagasiner, à se remplir.se remplir et aimer , c’est ce que laissait entendre la nuit…
Se remplir et aimer, c’est ce que me disait la nuit.
Lorsque j’étais là, tout contre la vitre et que je la regardais en silence, que je l’aimais sans rien dire, elle me parlait…je sentais en moi sa force et  sa quiétude, tout son savoir qu’elle me communiquait ;je la contemplais sans bouger, me livrant pour qu’elle me prenne et continue de me parler. Je lui répondais par une entière disponibilité, la communication y était. Ma réponse la contentait. Elle me prit et me fis vibrer, et me laissa dans cette douceur qui venait d’elle.
Je m’allongeai, fermai les yeux, et me donnant à elle, je m’endormis…
                                                                    
La beauté soudain emplit mon corps…
Je me sentais remplir et me laissai aller à cette sensation…
Mon corps étendu sur mon lit ne bougeait plus, tout mon être était en ballade, je flottais dans un univers mirifique d’une douceur incomparable ; magnifique instant…divines secondes…, ou des milliers de temps. Un univers sans mesure, sans loi ni reproche. Un univers qui ressemble à un décolleté profond, où l’on se perd par amour. Où l’on vit une joie responsable d’un désir, une paix qui déchaîne, un silence qui pousse à crier.
Crier ce trop de bonheur, l’agonie d’un temps brouillé de peines et de fuites pour ne pas pleurer d’amour. crier cette agonie et comprendre que l’on a trop attendu. Crier que l’on désire à nouveau aimer et se laisser à l’amour.
                 La nuit nous arrache ce cri.
                 La nuit nous fait parler .
La nuit nous fait taire pour mieux comprendre.
Comprendre que l’on doit s’aimer, s’écouter, s ‘entreprendre.
La nuit indomptable nous immobilise, nous serre pour que l’on réagisse, nous émeut et nous fait vivre. Dans son silence elle nous étreint et nous remplit d’amour, nous laissant seul avec ce désir de vie, incertain dans notre faiblesse mais si réel dans notre pureté. Vivons cette nuit dans sa largesse la plus grande, elle nous enveloppe et nous tient chaud, elle nous couvre et nous dit d’y aller.
La nuit dans son azur est si profonde, regarde un peu son ciel de bels horizons, le regard trouve matière à caresser.
Vivre la nuit c’est se vivre soi-même
Se laisser échapper de soi son intérieur, le laisser vagabonder dans le bleu de la nuit, et le reprendre par un regard plein d’éternel, de beauté pure  et de désirs — à la seconde accomplis —
Le reprendre plein de fraîcheur somnambule, de tiédeur nocturne, et le remettre en soi, le cœur gonflé…
Sensation d’accomplissement, de remplissage, d’entités réunies sous un ciel d’étoiles vivantes et heureuses.
Le cœur rebondit et palpite au cœur de ces sensations.
Le cœur est ému, il tremble, et remercie la nuit qui lui offre ce plaisir si intense.
Le bonheur est là…
Tout contre, la nuit nous sourit. Le temps est arrêté.
Tous les sens en suspens, l’âme est aux aguets.


La respiration est retenue.
Vraiment pouvons nous croire que le moindre souffle fasse tout envoler ?
Et c’est pourtant afin de ne rien perdre , et pour tout gagner que l’être s’immobilise. Puissance…
Immobile profondeur…dans la suspension, le temps s’écoule, puissant.
L’être est fort, la perception est totale, tout est enregistré.

Délice échange du corps et de la nuit…
Secrètement les ondes s’accordent….
Il nous semble toucher le ciel et comprendre la vie


Silence… silence et paix… paix intérieure, paix du corps. Ce soir non plus, je n’avais poas tiré les volets. La nuit passait par la porte-fenêtre. C’était là mon lieu de correspondance avec elle. Combien de fois mon regard a-t-il traversé ces petits carreaux ! la fenêtre, la terrasse, la rue, la voie ferrée, mon univers familiers que mes yeux adorent caresser dès le crépuscule.
Je croyais rêver… sur la voie, un cheminot passe, agite le bras de gauche à droite et me crie :
 « Eh ?   pourquoi les trains ne font-ils pas de bruit la nuit ?… ;je vais au bout du monde ! ! »

Des sourires sur les bouches, la main se creuse, se replie, ferme sur soi le bonheur à l’instant Vécu.
L’esprit fait des milliers de kilomètres. Tout se comprend. Tout se sait. Tout se touche. Tout a un sens. L’intuition est devenue amour. Tout est devenu amour. La distance est illisible.
L’âme est lâchée dans l’espace et caresse les beautés.
 Le regard est rapide , vole tout sur son passage et poursuit sa route.
         Paix intérieure…..Silence…..
         De la vie de l’âme naît le bonheur…
Unir le corps et l’âme et  l’espace et sentir…
Incroyable suspension.
Le mouvement est tourné en dérision.
Je respire tout doucement…





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05 octobre 2012

La remontée ou En fait ils sont heureux

                      
C’est l’heure de la remontée
Ils grimpent, par petits groupes, le chemin qui revient de la mer.
Ils ont laissé leur place à la nuit, mais pour elle seulement, car ils viendront la reprendre, à la même heure demain que celle de ce matin.
Les couleurs s’embrassent et se mélangent…
Le ciel blanchit au loin, rosit à l’horizon…
Les oiseaux sortent de leurs abris
Les canots rentrent au port.

Ils remontent après cette longue journée pleine de soleil qui a cogné dur. Il s s’en retournent, de Coups de soleil plaqués au dos, aux chevilles et aux rtarses,leur corps rosi et rougi frémit encore Par la chaleur emmagasinée et les pores respirent, dilatées par de nombreux bains d’eau salée
Il y en a toujours un à la traîne
Une main se tend. L’autre porte la glacière.
«  eh, mamn !, tu sais combien de fois je me suis baigné aujourd’hui ? »
«  oui…. »
«  vingt fois ! ! »
              La mère n’a pas le temps de sourire.
                                     «  et bien, il nous laissera peut-être tranquille ce soir ! »
                                     «  tu penses ! »

                       «  allez ! on grimpe ! »

Le moteur est en marche,
D’autres petits groupes arrivent,
Les mêmes, ou presque.

Le relais est au-dehors.

                               
Les bruits remontent le chemin
Le silence s’installe au-dessus de la mer
Les derniers ont quitté la plage
Elle reprend possession d’elle même et se regonfle à bloc, se prépare à la nuit.
Elle respire, s’étale, libère la chaleur contenue dans ses pierres,
Se laissant caresser par les bras de la mer…Renaissance de la plage…
Qu’il fait bon aller s’y promener à cette heure du jour…

Elle entame sa nuit, se prépare à dormir
Ses milliards de particules vibreront intensément sous les étoiles et elle se détendra, couverte par la Mer qui la berce de sa mélodie… Discours de la nature…
Tout vit intensément.
Assise sur un rocher,
J’écoute ses paroles immuables

C’est l’heure de la fraîcheur…
La mer
La plage
Le ciel
Et la fraîcheur
                    M’entourent
                    Me touchent
                    Me pénètrent
                                          Par mes yeux
                                                Mes pores
                                                       Mes oreilles


La nuit est là sans que je m’en rende compte que c’est la nuit
Il fait frais
Je frissonne
Je veux faire provision de ce plein de sensations,
J’ouvre tous grands mes sens
Et absorbe
                 Osmose…

Nature je t’aime et je vais te laisser
Je t’ai pris de ton lit
Car en toi
Je suis bien
Et je vais penser à toi
Tandis que tu vas vivre ta nuit

                            La nuit viendra me prendre
                                 Mes yeux se fermeront
                           Et nous vivrons ensemble,
                                                     Entières,
                     Dans le ciel habillé d’étoiles

                                                                               La plage, Var,1983