05 mars 2014

Le bel aérien

Jeu d'écriture proposé par Olivia :

Y inclure les mots:hésiter,incertitude,énigme,interroger,épreuve,sportif,doper,tricher,punir,injustifié,loi,

attraction,aérien,météo.Commencer par "regardez-le"

 

 

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Regardez-le ! Il court ! Il ne touche pas terre ! Il vole ,le terrien!  Défiant  toute loi de la pesanteur! Quelle célérité! Sa course est parfaite ! Et pourtant la météo n'est pas favorable aujourd'hui ! Courir sous cette pluie diluvienne est une véritable épreuve ! Quelle force ! Quelle endurance ! Quelle témérité! !'attraction de la récompense est bien là sa forte motivation ! Son but ultime ! Son graal!

Mais......? Que se passe-t-il....? Il s'arrête en plein sprint ! Il hésite ! Il s'interroge ! Quelle est l'incertitude qui freine son élan...? Son inertie soudaine paraît complètement injustifiée ! Mais que se passe-t-il dans sa tête?  Dans son corps ?....Il ne bouge plus !  Il reste en suspens !

 

D'un seul coup, il tomba. La foule murmura, stupéfaite, pétrifiée.

La voiture des secours s'avança; et le sportif inanimé ,gisant,fut emmené.

 

La foule hébétée, attendit le verdict glacial; l'énigme fut vite résolue: Lui  si vif, si véloce, si félin, si beau dans sa course, lui,  avait triché,dopé, leurré,trahi ; Lui, si vivant, avait péri, puni par lui-même dans sa contre-destinée...

Il ne courra plus , le bel aérien.

 

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13 octobre 2012

L'Homme-Jésus

…….Finalement, il s’est fait entraîner le petit jeune, avec les autres morts. N’y-a-t-il que cela à leur offrir ?Un exemple de fusillade déchaînée pour le plaisir de se défouler…L’exemple des grands, de la force, des forces de l’ordre, de la loi : tirer, tirer à bout portant sur des cibles humaines, tuer, se régaler du sang chaud… Ce film si atrocement réaliste et abominable –à abominer--, une conscience à ne pas avoir de prise .Laissons tomber et regarder l’horizon sur le désert…Des traces de pas dans le sable...
                                                         Une dune : au loin, un léger vent
                                                         Le cri d’un chameau  
                                                         Une caravane qui passe
                                                                                            Rien d’autre
        Nécessité d’un joli tableau pour effacer les barricades, les bruits qui bougent se cognent nous heurtent. Un tableau paisible qui nous enveloppe de quiétude.
         Plongés dans un écran de cinéma, cette violence nous empoigne.et on attend tous que ça pète. C’est malheureux. Ce n’est pas même humain./à bannir l’expression « c’est humain » /c’est triste.Créer la soif de sang.la soif de violence.et tous les désarçonnés vont y aller encouragés. La filiation des tueurs passée de génération en génération.la haine a ses descendants.
         Gandhi !  Luther King ! revenez!
         Jésus , qui es-tu, que quelqu’un comme toi revienne sur la terre pour tous les calmer.Vite ! Vite !
         La soif vient de plus en plus parmi nous. Créons l’entente et l’amour du prochain. Plaidons l’œcuménisme, donnons-nous la main !
                            
               Et la barque pleine de pétards et de T.N.T. a été poussée au loin
               De l’autre côté du fleuve
         Tandis que tous se regardaient, hébétés d’avoir vécu un  cauchemar Pourtant si réel — réalisé à la vue du sang — tous se sont donné la main, l’ont sérrée, tenue, gardée longtemps longtemps , jusqu’à s’unir ensemble ,  tous, des kilomètres d’hommes et de femmes tandis que les enfants jouaient , jusqu’à s’asseoir au sol en tailleur, le dos bien droit malgré la fatigue.Au milieu d’eux, un grand feu et toutes les horreurs passées y furent jetées, consumées jusqu’à la dernière particule pour qu’il n’en reste plus rien.

                 Le feu dura toute la nuit
                 Au-dessus, les étoiles dansaient, soulagées d’un ciel
                 A cet instant clément.
                 Enfin la paix était revenue.


                                             Car dans la foule fatiguée,
                Un homme parlait,  d’une voix douce, lente, posée, parlant de mille choses  venues de nulle part, d’un ailleurs invisible, que    chacun ici ressentait au fond de soi. Une voix comme des milliers de voix qui ne sortaient pas et dont personne n’en soupçonnait l’existence..un son porté par un souffle…Seul cet homme savait la respiration. Tous les autres étaient avec lui, écoutant ce qu’eux-même ne savaient exprimer, ils s’étaient battus pour cela.

                 La nuit les a gardés longtemps ensemble, complices, frères, rassemblés ce jour jusqu’au lever du
 Lendemain et d’autres encore, pour la fin des temps peut-être.

                     …  Le film s’achève ainsi.
                        L’image est meilleure.

  C’est alors que tous pouvaient regagner leur demeure.

                         
                         

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