05 octobre 2012

La remontée ou En fait ils sont heureux

                      
C’est l’heure de la remontée
Ils grimpent, par petits groupes, le chemin qui revient de la mer.
Ils ont laissé leur place à la nuit, mais pour elle seulement, car ils viendront la reprendre, à la même heure demain que celle de ce matin.
Les couleurs s’embrassent et se mélangent…
Le ciel blanchit au loin, rosit à l’horizon…
Les oiseaux sortent de leurs abris
Les canots rentrent au port.

Ils remontent après cette longue journée pleine de soleil qui a cogné dur. Il s s’en retournent, de Coups de soleil plaqués au dos, aux chevilles et aux rtarses,leur corps rosi et rougi frémit encore Par la chaleur emmagasinée et les pores respirent, dilatées par de nombreux bains d’eau salée
Il y en a toujours un à la traîne
Une main se tend. L’autre porte la glacière.
«  eh, mamn !, tu sais combien de fois je me suis baigné aujourd’hui ? »
«  oui…. »
«  vingt fois ! ! »
              La mère n’a pas le temps de sourire.
                                     «  et bien, il nous laissera peut-être tranquille ce soir ! »
                                     «  tu penses ! »

                       «  allez ! on grimpe ! »

Le moteur est en marche,
D’autres petits groupes arrivent,
Les mêmes, ou presque.

Le relais est au-dehors.

                               
Les bruits remontent le chemin
Le silence s’installe au-dessus de la mer
Les derniers ont quitté la plage
Elle reprend possession d’elle même et se regonfle à bloc, se prépare à la nuit.
Elle respire, s’étale, libère la chaleur contenue dans ses pierres,
Se laissant caresser par les bras de la mer…Renaissance de la plage…
Qu’il fait bon aller s’y promener à cette heure du jour…

Elle entame sa nuit, se prépare à dormir
Ses milliards de particules vibreront intensément sous les étoiles et elle se détendra, couverte par la Mer qui la berce de sa mélodie… Discours de la nature…
Tout vit intensément.
Assise sur un rocher,
J’écoute ses paroles immuables

C’est l’heure de la fraîcheur…
La mer
La plage
Le ciel
Et la fraîcheur
                    M’entourent
                    Me touchent
                    Me pénètrent
                                          Par mes yeux
                                                Mes pores
                                                       Mes oreilles


La nuit est là sans que je m’en rende compte que c’est la nuit
Il fait frais
Je frissonne
Je veux faire provision de ce plein de sensations,
J’ouvre tous grands mes sens
Et absorbe
                 Osmose…

Nature je t’aime et je vais te laisser
Je t’ai pris de ton lit
Car en toi
Je suis bien
Et je vais penser à toi
Tandis que tu vas vivre ta nuit

                            La nuit viendra me prendre
                                 Mes yeux se fermeront
                           Et nous vivrons ensemble,
                                                     Entières,
                     Dans le ciel habillé d’étoiles

                                                                               La plage, Var,1983


02 octobre 2012

Retours de pensées


 


J’ai vu le château où tu commençais à rire
On disait Nîmes ou Tarascon
Et puis , quelle importance , c’était la voie ferrée.
C’était magnifique.
                       J’ai vu le château et ai commencé à pleurer…
                       J’ai l’impression que je suis à des milles
                       Nulle part , entre tout et rien , je suis loin
                       Les soufflets tremblent violemment comme mes pensées.
Une rue est comme une photo qui tremble…Les arbres… Petit-Nice au pac-à-l’eau
                       Un homme au-dessus , lit
                       Il y a écrit sur la porte : sécurité.
                       Et mon bouton qui se découd.
Je me découds , mais mon cœur est cousu avec du fil d’Acier
Quel est celui qui osera l’atteindre ! qu’il essaye ! Et tous les Démons de l’Amour s’acharneront sur lui , ce voleur de baisers volés d’à demain mystique !
                       A chaque fois que la porte s’ouvre , elle me rentre dans le ventre..Courants d’air…
Trous d’air dans mes boyaux.
Je respire mal mais je choisis l’Air. Quelque chose qui me colle encore au cœur et au corps… « ..get around… »…

                      Orange…
Le ciel s’habille
La lumière se meurt
Crépuscule en deuil de la journée qui se meurt
La journée n’est pas finie , je respire
Cent kilomètres , quatre-vingts kilomètres , quelle importance…Peut-être cinq-cents ,
Dix mille … ,  je descendrai aux cinq minutes d’arrêt
Quand le vent soufflera fort , là où il n’y a pas la mer. Si.Le soleil.
Plus de rouge , c’est sombre maintenant. Les écrevisses sont parties.Demain peut-être , sous les nuages blancs ou gris , elles sortiront pour aller au marché. Marché sous les cerceaux était beau.
Flânerie…
Y avait-il donc quelque chose de pas beau ?

La mer vue de là-haut , perdues au Pérou , tiens ! Il y a donc des arbres au Pérou ?
Fraîcheur instantanée pour celui qui a grimpé haut et qui s’arrête dessous les arbres.
Vert. Jaune. Tâches , reflets , luminosité , fluorescence , perdition…
Perdition totale de l’être
Ivresse tendre…
Fermer les yeux , ouvrir le verrou et tirer le battant en bois gris…Fraîcheur soudaine…
Réconfort…Don du corps à ce bien-être…Dehors le soleil s’est étalé
Où sont donc le ciel et la mer et les arbres ? Tout se rencontre et se délave
Mélange des couleurs , photos incrustées , tête bourrée de lumières , de blanc , de bleu et de rose…Pâleurd’une aube agonisante qui a duré trois jours , trois étés , trois lunes , trois années-lumière. Mille ans.Ivresse particulière d’une folie amoureuse de la vie.
                       Une fille mal ordonnée , tant pis. Peut-être plaira-t-elle , peut-être ne plaira-t-elle pas. Elle  
                       n’a pas l’air de s’en soucier
Débattement
Je bas des ailes…Mon cœur est bavard
Mais je ne dis rien haut
Je regarde juste en face et je suis à des milles
Je suis de l’autre côté  très loin  je suis paumée
A perdre haleine
Emotion
Durable

Jolie robe  Et bien portée.
Le jeune qui est là est bien gentil. Il regarde la vitesse qui débranche les arbres . On a quelque chose en commun.On a senti une même odeur d’alcool et de tabac mêlés
Oubli
Rire saccadé , cristallisé , enfantin. Jeunesse du contentement.
Jouissance la plus sûre  Promesse d’une belle promenade
Allons voir Aristide Briand. On y boira du thé froid.
« Pourrai-je avoir quelques glaçons de plus ? »…---« ..Humm humm.. »
Drôlerie. Fous rires éperdus . Corps perdus . Ames plus que vivantes.
Tiens , il n’a pas mis son anti-vol ! Il ne doit pas en avoir pour bien longtemps. Il a dû
faire un saut à la librairie.
                       Mais , ce n’est pas par là ! Ici ! Là-bas ou au-delà , quelle importance , on avait acheté le
Temps
Pour un instant
Tant pis , on verra bien.

Tu as vu l’usine atomique ?
Je n’ai pas envie de voir , je ne veux pas rentrer
Je suis prisonnière de l’espace. Comment allez-vous faire pour m’attacher ?Peut-être avec des feuilles de salade
La porte s’est refermée. Je m’enferme et somnole…Je dormirai longtemps ;jusqu’à ce que
Je meurs
Exil  Passions violentes.Je n’ai pas faim. Mais non , c’est psychologique. Je n’ai envie de rien ,  si !
De voir la mer et marcher le long , les pieds dans l’eau
Non , je m’arrête
Car    je pleure ,
Le réveil va sonner huit heures.

Gorge coincée par la féerie mélancolique ,
Je souris
Car j’aime le vent dehors  Aimer c’est vivre mille fois plus
La nuit des temps
L’éternité. J’ai vécu

J’ai mangé de la salade et je suis dans mon bain
Mais cette eau n’est pas salée  C’est incroyable comme j’aime la mer
Je vis la mer , le soleil et les écumes , seule manière de bien-être que de vivre au-dehors
Dehors de tout
La vie est dehors , ailleurs ou nulle part
Elle viendra demain , ou alors pas du tout  Moi je la tiens , je ne la lâche plus
Je mourrai heureuse
Je mourrai vivante et passionnée
Le vent m’enterrera

Je suis bien dans mon bain et ce soir j’ai ri
Nervosité de la folie
Rire amer
Rire agréable à entendre
                       Un melon frais offert à ta bouche  et musique classique au réveil…
On aurait dû fermer les volets …Le jour nous a endormi doucement , le plongeon dans la tendresse…Instant émouvant…Chuchotements…Silence
La télépathie à des mille de notre Galaxie…Je suis encore chaude…
Ca fait un point jaune quand j’appuie mon pouce sur mon cœur
Cris dans la maison , je suis seule dans mon bain, à part , très loin ,
Je respire , je hume , je ne me moque plus
Quittez vos habits et regardez de quoi vous avez l’air !
Cherche la beauté , découvre ,
Et béatitude devant Elle.

Demain il y aura du taboulet et du poulet froid.Aurai-je faim demain ?
Je fais des bulles dans l’eau,
Comme au fond des vagues ruisselantes ,
Et je fais des bulles dans ma tête aussi
Y’a encore sur mon corps les marques des caresses du soleil
Douceur violente…

Il pleut ! Vite ! Rentrez les chaises-longues et les grand-mères !
Tournoi général de jambes en bataille ,
Euphorie des plus petits qui aiment l’impromptu
Dépêchez-vous de finir votre assiette , ça va être l’heure du goûter !
Petit pastis mais bien tassé.
Le regard tourne , se détourne ,
Et s’en retourne vers l’hier.
Un haut-parleur bourdonne au loin ,
C’est la fête des enfants.

                                        à A-C.A.


              

Posté par Ethunelle à 10:52 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

01 octobre 2012

A Domi

                             ET TOI, COMMENT CA VA ?

Comment ça va , le ski
                           , les enfants
                           , le soleil
                           , la bouffe
                           , ton ventre
                           , tes tripes
                           , ta tête
                           , ton cœur
                           , tes mains
                           , ton ambiance
                           , celle des autres
                           , celle d’autour de toi
                           , ta vie
                           , tes jours
                           , tes nuits
                           , tes soleils
                           , tes joies
                           , tes peines
                                             le ski, c’est joli
                                             les enfants, c’est épatant
                                             le soleil, qui émerveille
                                             la bouffe, qui touffe
                                             ton ventre, où trempent
                                             tes tripes, qui piquent
                                             ta tête, qui tête
                                             ton cœur, qui donne la chaleur à
                                             tes mains, dessin de
                                             ton ambiance, où danse
                                             celle des autres, qui poireautent dans
                                             celle d’autour de toi, où il y a
                                             ta vie, c’est joli
                                             tes jours, et tes amours
                                             tes nuits, grandies par
                                             tes soleils, où baignent
                                             tes joies, pour toi
                                             tes peines,
                                             pour la même  

Posté par Ethunelle à 13:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,