26 juillet 2014

Pensées de gentianes

Jaune d'or gentiane discrète

Bleu intense gentiane élancée

Blanc-violet des pensées

 

Il y a tant de fleurs

Qu'on ne peut nier les couleurs

Et que celles-ci restent encore gravées...

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03 avril 2013

A Sof

A ma fille chère,

Des images transmises

(Des) mots (d') un ciel bleu

 

A ma fille jolie

De multiples couleurs vives

Des fleurs de printemps

 

A ma fille grande

Des mots doux d'une mère

Qu'elle pousse au soleil !

 

A ma fille que j'aime

Tendresse des quatre saisons

Je la lui donne...

 

A ma fille qui croît

La force de mon coeur et

Mes pensées pour elle!

 

A ma fille douce

Un mot,un air,une toile,

Tissages de nos liens

 

A ma fille qui cherche

A entendre

J'entends

Qu'elle cherche...

                                   

                       Et moi,

                                  Je suis là

10 mars 2013

Touchers

Bat son rythme mon âme

Au milieu des couleurs

Plongeon des yeux mes doigts

Cherchent

Le rebord équilibre

                             Tous les sens en éveil...

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30 janvier 2013

La mène

 

La vie est ce qu’elle est par nous-mêmes
Nous sommes nous-mêmes par la vie que nous menons
Nous menons la vie qui nous mène
La vie mène ce que nous voulons mener
Ce que nous voulons qu’elle mène
Prenons à la vie la mène
Et menons-la !

Quelque chose
Ou quelqu’un
Tout un imaginaire dessiné là
Dans ces coups de crayon

De barres naissent des rondeurs
                                Des infinis
                                Des couleurs, bleu, rouge, jaune
La magie de l’écriture…
Du blanc, puis, de caractères naît un mot, une forme, une entité,
Des choses sont fixées sur le papier.



14 novembre 2012

(Confidences extra-humaines)



                                      




      Si ses couleurs en épousent les tiennes
Puisse ton cœur déchiré s’ouvrir au mien…
                                         Sans parler amour, je suis ton amie
                                         Âme sœur
                                         Fragment parallèle…

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26 octobre 2012

Au bout de ta rue

                      

Vingt-quatre kilomètres et quelques mois…Et ta rue…Là où tu es, là où je t’imagine, là où tu m’as donné rendez-vous. Une rue grise, un bâtiment austère, des platanes et des voitures incessantes aux abords de la ville…
J’ai garé l’auto un peu plus haut ; je suis en avance aujourd’hui, j’ai tant attendu de te revoir…
Je prends la rue qui m’entraîne et m’emporte, porte mes pas mon corps mes pensées flottent et mon cœur relié à toi tu ne me guettes pas encore

La rue m’entoure de ses murs guide mes pas ses pavés sous mes pieds suggèrent ma direction. Je m’enfonce dans la ville…Des gens grimpent et cheminent sur cette rue en pente, vite, lentement, des gens devant moi, derrière moi   , me croisent et me dépassent ; où vont-ils ? Ont-ils une destination chacun ? Savent-ils où ils vont ? Je marche…L’esprit soulevé, les jambes en mouvement, j’erre…J’ai l’impression de planer, de vivre en dehors du temps de la ville et de tous ces gens, ces flots, ces mouvements, ces devantures. Ma tête est ailleurs et pourtant, dans les ruelles je marche, je traverse, je tourne, je marche encore, je longe les murs, je regarde, je fais semblant de regarder autour de moi, devant, derrière, je suis là, je n’y suis pas, je me sens nue. Ô rue pleine de vies et de couleurs qui m’enivrent, toi qui me porte, moi errant jusqu’au lieu destiné ! Jusqu'à ta porte ! Quand sera-t-il l’heure enfin ? ! J’ai peur et ça va être là. Je tremble. J’entends une cloche sonner, soulagement, il me reste du temps.

Je me propose  un itinéraire pour me défaire de l’idée que j’ai de n’être que du vent…., Tellement je n’habite pas mon corps en ces instants où je marche…
Le parcours en tête, j’ai l’air décidée, je presse le pas. Ressemblai-je à tous ces gens ?et suis mon chemin dans les ruelles pavées . Pavés mats, pavés luisants, pavés roses, marrons, jaunes, ou bien posés, trottoirs étroits collés aux devantures, maigres passages de lèche-vitrines, formes et teintes emmêlées de gestes et d’envolées, de bruits, de sons, et de voix diffuses…Les yeux se posent de ci – de là ,attirés par une vitrine, une affiche, une découverte, une lumière un appel un cri ou un geste, une senteur, un parfum, une musique, une odeur…

Les sens sont en éveil, sans cesse interpellés. Je sens , je hume, j’écoute, je vois , je respire, je suis pénétrée, je vis…Ô Rue si pleine et transparente qui me contient et  me porte, tu me remplis !! Au-dedans de la rue le cœur de la vie a rebondi et se répand en moi !!Tu palpites et je vibre. Ravie, je me ballade dans tes flots ensoleillés….

L’heure se rapproche lente et sûre. L’heure de se revoir. Dans quelques minutes seulement ! A quelques rues d’ici, celle où tu m’attends !! L’espace et le temps s’accélèrent, se confondent et me voilà entière, l’émotion me gagne, tout va si vite tout d’un coup, je suis bousculée, je tremble je suis prise dans les filets du temps. Mon esprit rentre dans mon corps, la réalité me prend, les dimensions du monde m’apparaissent pressantes et conditionnent mon allure…Je dois maintenant presser le pas …
Je prends à droite puis à gauche, la place au fond, la rue qui monte jusqu’au passage clouté en face de la fenêtre qui t’abrite, au coin de ta rue enfin. Je sens mon corps tremble je suis essoufflée je pense à toi tout se rassemble sous le platane devant ta porte  je sonne.

Magie de l’instant. Je te vois arriver à travers la porte vitrée, tu l’ouvres, je suis dans tes yeux, tu es là, j’entre.
Abolition de la distance et du temps en cet instant. Nouvel espace où nous sommes ensemble ; le monde n’existe plus, la ville n’existe plus, la rue n’existe plus. Seul mon corps vibre et me pousse vers toi. Abstraction de tout, dimension de l’amour…on se retrouve comme si nous ne nous étions jamais quittés….Le temps est plein de tes yeux  de nos lèvres et nos doigts signent la fermeture de l’espace sur nos corps…transports… Tout est si simple… Je plonge dans ta voix et ose les mains sur ta peau je suis à toi.Dans tes mots je suis pleine de toi et de douceur…Vingt-quatre kilomètres et une errance citadine pour un bonheur inégalé…

Mon cœur se serre. Je dois maintenant partir. C’est se quitter et jusqu’à quand…Me ressaisir, réintégrer dans mon corps mes pensées au rythme du temps mesuré. La porte s’ouvre, je lui tourne le dos, je ne regarde pas derrière, je plonge dehors, je plonge dans la rue.


    Elle me saisit, froide et chaude, semblable à elle-même et moi  si différente si pleine de toi mon cœur lourd et mes mains si riches de ces instants. La rue si vide. Je marche, je marche, sans regarder derrière, je marche, encore. Je saisis l’espace et le temps, les rues qui m’ont portée jusqu’à toi et qui n’ont jamais cessé d’exister les couleurs sombres et pâles, les bruits, les murs, les toits, les pierres, le ciel, les gens se croisant, se côtoyant dans les réseaux pavés…Ce que je vois, ce que j’entends, ce qui m’entoure me fait réaliser que tu n’es plus là. La rue me récupère. Je me sens seule. Je veux partir. Je veux quitter ces rues amères, dures, froides, distantes, intraitables, indifférentes à mes sentiments, à la richesse de notre amour caché derrière la vitre qui les a embrouillées, effacées, endormies, évaporées. Fuir, fuir, fuir, les ruelles et les traverses, les boulevards, la ville entière !!



                           J’accélère le pas. Je pars.
                           La rue reste immuable.
                           A l’intérieur de moi, je suis pleine de toi.
                           La rue ne sait pas tout cela.


                                                                     Et si tu arrivais derrière moi,
                                                                               On la vivrait ensemble ?

                                                                                                                                                                      Décembre 2002
                            

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05 octobre 2012

Désir


Désir d’écrire
Désir de dire
Désir de sortir
But d’un envoi
Envoi de notes noir sur blanc, couleurs sur le gris
Que dire,
Sinon de colorer la vie
Cette envie qui me prend parfois d’utiliser les couleurs
Et d’en colorer mes jours…
La musique est là pour m’aimer
Les couleurs sont là pour aimer ma main
                                                   mes doigts
                                                   mon cœur ému…/

Tandis que chantent à l’orée de la ville
Les compagnons des champs,
La neige de l’hiver se prépare à tomber
A rendre la nature et les bruits plus tranquilles
Et l’intérieur des maisons plus doré…
L’âme au cœur de l’hiver est chaude
Les corps engourdis se laissent reposer
Et les sourires sont plus natures, plus chauds, plus vrais.
La buée sur les vitres nous fait comprendre la nuance entre l’intérieur et l’extérieur
Ainsi que l’existence d’une réaction entre les deux

               Amis de la ville
               Amis de l’hiver
               Je vous invite
               A partager ma terre
               Et à l’aimer aussi

Encore un mot à dire
Encore une couleur qui tapisse mon cœur
Encore ma main veut écrire, sentir
Sentir cette douceur me prendre
                                  Me serrer
                                  Et mon cœur
                                  Et mes couleurs
                                  Mon âme dorée

                                                         Pour me porter
                                                         M’embrasser
                                                         Me transporter
                                                                                 Dans ce bonheur

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A l'analphabète


                        

Ô analphabète penseur
Que tu rêves la nuit !
Et sans que tu t’en aperçoives
La terre tourne et tourne sans toi
                                 Tu l’oublies
Et tu regardes dans tes rêves
Pour voir si tu existes
Tu ne sens pas ton corps il ne t’appartient plus
Tu l’as donné tu l’as donné
       Don du corps à une parfaite sensation
       Bien-être et  chair de poule à la nuit
       Tendresse éperdue oubliée par les sons
       Torpeur inaccessible si l’on ne lâche pas son cœur
Tu rêves car tu penses
Tu l’as dans la poche
             Dans les yeux
             Et dans la bouche
Raconte-la
Nourris-la
Elle est belle , l’imagination



Ô analphabète peintre
                      Fais des dessins sur tes lèvres
 Et dessine ta vie au-dehors
Mords les couleurs et mâche-les car elles se mâchent
Et tu regardes dans tes couleurs
Des milliers de visages abandonnés
Abandonne-toi dans les tons
Délave-toi sur des toiles fines
Doré
Qu’est-ce que tu peins aux heures de la nuit ?
De l’étrange ou du vide à portée de la main
           Pinceau articulé
           Ca vibre et tu transmets la vie à la feuille penchée
Tu peins car tu aimes et tu veux que ce soit
Ton dessin sera vivant
Tout est en vie car tu dessines
Ta toile bougera car tu le veux
           Mais tu trembles
           Tu as peur d’être aimé
           Mais tu es beau sous ta peinture
           Elle est à toi
           Tu l’as créée





Ô analphabète poète
Si tu veux des milliers de mots tu n’en trouveras qu’un
Un qui saute et qui gicle par-dessus des milliers de mots morts
Un mot vivant qui vibre
         Et qui te fais jouir
Sensation cruelle que celle de penser à la mort quand on n’a que ce mot
Tu lis ton écriture et tu verras
Que c’est pas si dur d’écrire la vie ton crayon et toi
         Ce n’est qu’un mot
Tu ne l’écris pas car tu y réfléchis toi
N’y penses pas puisqu’il est dans ta peau
Et dans ton cœur parcouru de milliers d’étoiles réfléchissantes
Ton corps est comme des miroirs dans toutes dimensions
Tu écriras car il le faut
Crois-tu qu’un crayon puisse dire tant de choses
         Les choses dans ce mot
         Les multitudes de sourires que tu vois la nuit dans tes rêves
         Dans le beautés inhabituelles que l’on trouve sur la terre
Tu écriras le feu et la mer
Et les cheveux
Et le vent dans les yeux
                     Crois-tu que l’on puisse écrire des yeux?

C’est toujours ce mot qui revient
Persécuteur de petites habitudes nécessaires
Ce mot est dans ton crayon
Ton crayon l’écrit quand tu veux l’oublier
Ce mot te gicle à la figure   mange-le   bois-le  ne cherche pas à l’épeler
Ne cherche pas son sens étymologique
Il est trop bon  ne le perds pas de vue
Et prends-le à pleines mains  ne le laisse pas tomber
Et ne vois pas sa mort  tu serais trop déçu
Continue à écrire
Puisque tu ne peux pas te retenir
Tout est dans ta main qui serre ton crayon si fort
Pour ne pas perdre ton bonheur
Ne cache pas tes feuilles décorées il faut que tout le monde sache
        Pourquoi tu vis
        Pourquoi tu pleures et tu aimes
        Tu vibres  tu sens
        Et tu trembles
        Car tu as besoin de ce mot.

Ce mot qui t’a rendu fou à force de l’aimer

                                                              
        

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02 octobre 2012

Retours de pensées


 


J’ai vu le château où tu commençais à rire
On disait Nîmes ou Tarascon
Et puis , quelle importance , c’était la voie ferrée.
C’était magnifique.
                       J’ai vu le château et ai commencé à pleurer…
                       J’ai l’impression que je suis à des milles
                       Nulle part , entre tout et rien , je suis loin
                       Les soufflets tremblent violemment comme mes pensées.
Une rue est comme une photo qui tremble…Les arbres… Petit-Nice au pac-à-l’eau
                       Un homme au-dessus , lit
                       Il y a écrit sur la porte : sécurité.
                       Et mon bouton qui se découd.
Je me découds , mais mon cœur est cousu avec du fil d’Acier
Quel est celui qui osera l’atteindre ! qu’il essaye ! Et tous les Démons de l’Amour s’acharneront sur lui , ce voleur de baisers volés d’à demain mystique !
                       A chaque fois que la porte s’ouvre , elle me rentre dans le ventre..Courants d’air…
Trous d’air dans mes boyaux.
Je respire mal mais je choisis l’Air. Quelque chose qui me colle encore au cœur et au corps… « ..get around… »…

                      Orange…
Le ciel s’habille
La lumière se meurt
Crépuscule en deuil de la journée qui se meurt
La journée n’est pas finie , je respire
Cent kilomètres , quatre-vingts kilomètres , quelle importance…Peut-être cinq-cents ,
Dix mille … ,  je descendrai aux cinq minutes d’arrêt
Quand le vent soufflera fort , là où il n’y a pas la mer. Si.Le soleil.
Plus de rouge , c’est sombre maintenant. Les écrevisses sont parties.Demain peut-être , sous les nuages blancs ou gris , elles sortiront pour aller au marché. Marché sous les cerceaux était beau.
Flânerie…
Y avait-il donc quelque chose de pas beau ?

La mer vue de là-haut , perdues au Pérou , tiens ! Il y a donc des arbres au Pérou ?
Fraîcheur instantanée pour celui qui a grimpé haut et qui s’arrête dessous les arbres.
Vert. Jaune. Tâches , reflets , luminosité , fluorescence , perdition…
Perdition totale de l’être
Ivresse tendre…
Fermer les yeux , ouvrir le verrou et tirer le battant en bois gris…Fraîcheur soudaine…
Réconfort…Don du corps à ce bien-être…Dehors le soleil s’est étalé
Où sont donc le ciel et la mer et les arbres ? Tout se rencontre et se délave
Mélange des couleurs , photos incrustées , tête bourrée de lumières , de blanc , de bleu et de rose…Pâleurd’une aube agonisante qui a duré trois jours , trois étés , trois lunes , trois années-lumière. Mille ans.Ivresse particulière d’une folie amoureuse de la vie.
                       Une fille mal ordonnée , tant pis. Peut-être plaira-t-elle , peut-être ne plaira-t-elle pas. Elle  
                       n’a pas l’air de s’en soucier
Débattement
Je bas des ailes…Mon cœur est bavard
Mais je ne dis rien haut
Je regarde juste en face et je suis à des milles
Je suis de l’autre côté  très loin  je suis paumée
A perdre haleine
Emotion
Durable

Jolie robe  Et bien portée.
Le jeune qui est là est bien gentil. Il regarde la vitesse qui débranche les arbres . On a quelque chose en commun.On a senti une même odeur d’alcool et de tabac mêlés
Oubli
Rire saccadé , cristallisé , enfantin. Jeunesse du contentement.
Jouissance la plus sûre  Promesse d’une belle promenade
Allons voir Aristide Briand. On y boira du thé froid.
« Pourrai-je avoir quelques glaçons de plus ? »…---« ..Humm humm.. »
Drôlerie. Fous rires éperdus . Corps perdus . Ames plus que vivantes.
Tiens , il n’a pas mis son anti-vol ! Il ne doit pas en avoir pour bien longtemps. Il a dû
faire un saut à la librairie.
                       Mais , ce n’est pas par là ! Ici ! Là-bas ou au-delà , quelle importance , on avait acheté le
Temps
Pour un instant
Tant pis , on verra bien.

Tu as vu l’usine atomique ?
Je n’ai pas envie de voir , je ne veux pas rentrer
Je suis prisonnière de l’espace. Comment allez-vous faire pour m’attacher ?Peut-être avec des feuilles de salade
La porte s’est refermée. Je m’enferme et somnole…Je dormirai longtemps ;jusqu’à ce que
Je meurs
Exil  Passions violentes.Je n’ai pas faim. Mais non , c’est psychologique. Je n’ai envie de rien ,  si !
De voir la mer et marcher le long , les pieds dans l’eau
Non , je m’arrête
Car    je pleure ,
Le réveil va sonner huit heures.

Gorge coincée par la féerie mélancolique ,
Je souris
Car j’aime le vent dehors  Aimer c’est vivre mille fois plus
La nuit des temps
L’éternité. J’ai vécu

J’ai mangé de la salade et je suis dans mon bain
Mais cette eau n’est pas salée  C’est incroyable comme j’aime la mer
Je vis la mer , le soleil et les écumes , seule manière de bien-être que de vivre au-dehors
Dehors de tout
La vie est dehors , ailleurs ou nulle part
Elle viendra demain , ou alors pas du tout  Moi je la tiens , je ne la lâche plus
Je mourrai heureuse
Je mourrai vivante et passionnée
Le vent m’enterrera

Je suis bien dans mon bain et ce soir j’ai ri
Nervosité de la folie
Rire amer
Rire agréable à entendre
                       Un melon frais offert à ta bouche  et musique classique au réveil…
On aurait dû fermer les volets …Le jour nous a endormi doucement , le plongeon dans la tendresse…Instant émouvant…Chuchotements…Silence
La télépathie à des mille de notre Galaxie…Je suis encore chaude…
Ca fait un point jaune quand j’appuie mon pouce sur mon cœur
Cris dans la maison , je suis seule dans mon bain, à part , très loin ,
Je respire , je hume , je ne me moque plus
Quittez vos habits et regardez de quoi vous avez l’air !
Cherche la beauté , découvre ,
Et béatitude devant Elle.

Demain il y aura du taboulet et du poulet froid.Aurai-je faim demain ?
Je fais des bulles dans l’eau,
Comme au fond des vagues ruisselantes ,
Et je fais des bulles dans ma tête aussi
Y’a encore sur mon corps les marques des caresses du soleil
Douceur violente…

Il pleut ! Vite ! Rentrez les chaises-longues et les grand-mères !
Tournoi général de jambes en bataille ,
Euphorie des plus petits qui aiment l’impromptu
Dépêchez-vous de finir votre assiette , ça va être l’heure du goûter !
Petit pastis mais bien tassé.
Le regard tourne , se détourne ,
Et s’en retourne vers l’hier.
Un haut-parleur bourdonne au loin ,
C’est la fête des enfants.

                                        à A-C.A.


              

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