Quelques mots...


                    

                     Quelques mots sur une feuille blanche
                     L'oubli dans la mer
                     Le sourire au fond des souvenirs
                     Un souvenir en musique
                                  Et une vie devant.

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26 février 2013

Blanche neige

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Y aller à nouveau...

Dans cet univers blanc,doux, et quiet...

Voir du ciel au-dessus et de l'air tout autour....

L'air frais dans les narines

M'inspirer des éléments

En extirper de la force poétique

En extirper de la force élémentaire

Pour y puiser l'inspiration....

Qu'y a- t-il sous ce manteau neigeux...?

Tout un monde à découvrir

Des pensées douces et bouillonnantes.....

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12 février 2013

Qui donc plume la lune?

Qui donc plume la lune ?

Est-ce Nano,Lisa ou Jules ?

D'elle il ne reste qu'un trait fin

Comme écrit d'un crayon- bille

Quand je lève la tête où mon regard vient se poser

Avec au sol blanchi

Le duvet qui s'y est posé...

 

Ce sont les flocons qui

Flottant au vent,

Et monotones,

Ont lissé le sol en blanc

 

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17 novembre 2012

Sur la route d'Allan ou ce bel accident

        
                         

On est parti , je t'emmène aux ruines d'Allan
Tout s'est bien passé dans ces vieux murs d'Allan
Coincés entre deux pans de ces vielles pierres
Le soleil nous caressait violemment
Dans ses nuages de blanc paumé.
On a laissé la voiture sous un arbre
Et on a grimpé à pied.
Puis on est reparti en glissant dans ces herbes sèches
Où grouillaient bêtes et lézards verts
Et on souriait au vent et à la plaine qui nous entouraient

J'ai repris la voiture en main
Et on a démarré par un dérapage caillouteux
On a repris la route d'Allan
On a traversé le village à toute trombe
On voulait sans cesse aller plus vite
Et on était grisé par ceci
Qu'est-ce donc que ceci
Et au croisement de l'autoroute on fonce

On roule  on roule  et l'auto fait des tonneaux
Et pourtant personne ne venait à droite
Pourquoi cette vision étincelante
Pressentiment obscur
Comme l'étaient nos esprits légers
La voiture s'est retournée sur le dos
Et nous aussi

J'ouvre ma porte  comment faire
J'ai réfléchi trop lentement
Et je t'ai tiré à moi
Et puis non
Je suis sortie , je suis vite - était-ce vite?-
Sortie de l'autre côté du fossé
J'ai ouvert la porte
Et je me suis retrouvée plus loin
Dans le champ
Allongée
Et toi ,à genoux
Toujours avec tes cheveux aux vents
Et je ne pouvais plus bouger
Qu'était-ce
Et comme si c'était exprès
J'avais envie de parler  parler et encore
Et c'était dur
Je ne me sentais plus
Quelle irréalité



Je ne pouvais mieux espérer comme mort
Mourir dans un accident de voiture
Pourquoi toi n'es-tu pas mort.
C'est beau cette mort là
Elle m'emporte
Comme la colère
Comme le vent
Comme la rivière
Je suis heureuse
Je ne sens que mon âme
Passage merveilleux du temps
Et le ciel est si beau
Aide-moi à le revoir encore une fois

Et je me dresse sur les coudes
Et tu voudrais pleurer
Mais tu es effrayé
Car je me sens trop bien
Ô ciel magnifique qui me borde
Et qui berce mes derniers instants

J'ai enfin vécu la Mort
Et je l'ai dans le ventre
Je suis enceinte de la Mort
Et je l'accoucherai
Avec mes tripes et mon sang
Et la terre


Univers de murs blancs
Et d'hommes blancs
Pensées obscures
Et lit blanc
La Mort m'avait donné rendez-vous
                                      La Vie aussi
                                                              février 1977

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04 novembre 2012

Il y a dans une seconde un infini

écrins 2011 004


                           

Il y a dans une seconde un infini
Et le temps infusé
Et le temps de queques cigarettes ne nous permet pas de comprendre
Entrevoir l’éclair et y plonger dedans
Entière.
Et ruisselante.
Le temps de quelques cigarettes qui transforme l’âme
Dont la fumée efface l’infini
Et fait vivre la seconde

Moi j’aime bien qu’on me prenne la main
Entente mirifique et douceur imparfaite
Tendresse inachevée de cœurs lourds et endoloris
Je suis désaccordée
Et ma main se creuse
Vide atténué gonflé de larmes chaudes
L’essentiel est de se creuser pour un plein
De douceur et d’embraisement
L’ennui violé
Déjouement imprévu d’un corps trop lourd
          A digérer
          A endormir

Les vagues
Le bleu de la mer
Un couloir vide de chambres blanches
La mise en mémoire
Apprentissage du passé
Irréversibilité : le temps infuse et se diffuse.

Ailleurs , paumée comme une dentelle
Dentelée , paumée , mais toute entière
Dans l’infini de la seconde
                                           A oublier

Une hypothèse
Re-évocation d’un souvenir
Sel marin collé à sa mémoire
        Sous un pin parasol
        D’ombrages fictifs d’une
        Paix provisoire
Hypnose
Magie du temps
Ce temps transparent quand
Il est plein de couleurs
Correspondance…
Message d’une tendresse perdue  message
Souvenirs en musique et souvenirs en projet
Bercement corporel
Et destruction de l’âme trop gonflée
Projection dans l’avenir du devenir aperçu
Théories biochimiques

Folie englobulée
Terre-plein électrique
Membres électrisés
Et pudeur en folie noire
Support dans l’onde bleutée de la nuit  passage
Passage et empreinte de l’insomnie

Cat’s
     Cat is
          Mots paumés sur le blanc du papier
          La musique me berce
          Du lait blanc sans crème s’il vous plaît
C’est la nuit et la nuit
Je voudrais m’endormir
Encore cinq minutes
Nourrition
Conséquence d’une panse avide de boustifaille
Les nourritures terrestres
Et le poisson dans l’eau.

Expérience vécue
Courbe d’un bonheur endolori
Je me déverse
Noir sur blanc
Blanc dessous le noir

Il n’y a pas de gomme pour le stylo.

                                                       Novembre 1977


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07 octobre 2012

L'Eternel

 

 

 



Machinalement il prit le train et s’engouffra dans la montagne qui lui tomba sur le dos
Et de loin jaillirent des hurlements de bêtes nocturnes pas encore éparpillées.
La vie eût peur pour elle
Les arbres morts souriaient
Les rapaces moururent d’impatience
Plus rien au monde n’était plus mûr
Le noir s’envahit  les choses brûlèrent

Et une forme en traîne grossit à l’horizon
Molle mais sûre elle avançait
Une cape de blanc cassé sur les voûtes
Et une grandeur noire cachée derrière

C’était la fin du jour
L’Eternel commençait.

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30 septembre 2012

Ce bon carton

                                          
                     
J’écris sur ce carton
Il est beau ce carton
Tout blanc , dur , épais
            Comme la vie ,
                  Ou une vie.
J’écrirai ma vie sur ce carton
J’écrirai blanc
Je serai dure
Et mes mots seront épais
                                La vie est courte
Elle tiendra bien sur ce carton
Je ne dirai que quelques mots ,
L’essentiel quoi
Pour qui ? Pour quoi ?

Pour ce carton
Pour ma vie

Trop tard !
Il est déjà plein de vie,
Ce bon carton…

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