08 octobre 2012

La plaine s'endort

                                           *

La plaine s’endort
Les arbres ont leur dernier spasme ventilé
Et se rangent le long des haies
Les ports et la nuit s’ouvrent  sans bruit
Pénombre endormie
Le sommeil veille
Et dans la quiétude crépusculaire des rires
Rires étouffés en des instants solitaires

Comme chaque soir
L’embryon de l’éternité revient
Jouissance d’une tiédeur nocturne

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02 octobre 2012

Retours de pensées


 


J’ai vu le château où tu commençais à rire
On disait Nîmes ou Tarascon
Et puis , quelle importance , c’était la voie ferrée.
C’était magnifique.
                       J’ai vu le château et ai commencé à pleurer…
                       J’ai l’impression que je suis à des milles
                       Nulle part , entre tout et rien , je suis loin
                       Les soufflets tremblent violemment comme mes pensées.
Une rue est comme une photo qui tremble…Les arbres… Petit-Nice au pac-à-l’eau
                       Un homme au-dessus , lit
                       Il y a écrit sur la porte : sécurité.
                       Et mon bouton qui se découd.
Je me découds , mais mon cœur est cousu avec du fil d’Acier
Quel est celui qui osera l’atteindre ! qu’il essaye ! Et tous les Démons de l’Amour s’acharneront sur lui , ce voleur de baisers volés d’à demain mystique !
                       A chaque fois que la porte s’ouvre , elle me rentre dans le ventre..Courants d’air…
Trous d’air dans mes boyaux.
Je respire mal mais je choisis l’Air. Quelque chose qui me colle encore au cœur et au corps… « ..get around… »…

                      Orange…
Le ciel s’habille
La lumière se meurt
Crépuscule en deuil de la journée qui se meurt
La journée n’est pas finie , je respire
Cent kilomètres , quatre-vingts kilomètres , quelle importance…Peut-être cinq-cents ,
Dix mille … ,  je descendrai aux cinq minutes d’arrêt
Quand le vent soufflera fort , là où il n’y a pas la mer. Si.Le soleil.
Plus de rouge , c’est sombre maintenant. Les écrevisses sont parties.Demain peut-être , sous les nuages blancs ou gris , elles sortiront pour aller au marché. Marché sous les cerceaux était beau.
Flânerie…
Y avait-il donc quelque chose de pas beau ?

La mer vue de là-haut , perdues au Pérou , tiens ! Il y a donc des arbres au Pérou ?
Fraîcheur instantanée pour celui qui a grimpé haut et qui s’arrête dessous les arbres.
Vert. Jaune. Tâches , reflets , luminosité , fluorescence , perdition…
Perdition totale de l’être
Ivresse tendre…
Fermer les yeux , ouvrir le verrou et tirer le battant en bois gris…Fraîcheur soudaine…
Réconfort…Don du corps à ce bien-être…Dehors le soleil s’est étalé
Où sont donc le ciel et la mer et les arbres ? Tout se rencontre et se délave
Mélange des couleurs , photos incrustées , tête bourrée de lumières , de blanc , de bleu et de rose…Pâleurd’une aube agonisante qui a duré trois jours , trois étés , trois lunes , trois années-lumière. Mille ans.Ivresse particulière d’une folie amoureuse de la vie.
                       Une fille mal ordonnée , tant pis. Peut-être plaira-t-elle , peut-être ne plaira-t-elle pas. Elle  
                       n’a pas l’air de s’en soucier
Débattement
Je bas des ailes…Mon cœur est bavard
Mais je ne dis rien haut
Je regarde juste en face et je suis à des milles
Je suis de l’autre côté  très loin  je suis paumée
A perdre haleine
Emotion
Durable

Jolie robe  Et bien portée.
Le jeune qui est là est bien gentil. Il regarde la vitesse qui débranche les arbres . On a quelque chose en commun.On a senti une même odeur d’alcool et de tabac mêlés
Oubli
Rire saccadé , cristallisé , enfantin. Jeunesse du contentement.
Jouissance la plus sûre  Promesse d’une belle promenade
Allons voir Aristide Briand. On y boira du thé froid.
« Pourrai-je avoir quelques glaçons de plus ? »…---« ..Humm humm.. »
Drôlerie. Fous rires éperdus . Corps perdus . Ames plus que vivantes.
Tiens , il n’a pas mis son anti-vol ! Il ne doit pas en avoir pour bien longtemps. Il a dû
faire un saut à la librairie.
                       Mais , ce n’est pas par là ! Ici ! Là-bas ou au-delà , quelle importance , on avait acheté le
Temps
Pour un instant
Tant pis , on verra bien.

Tu as vu l’usine atomique ?
Je n’ai pas envie de voir , je ne veux pas rentrer
Je suis prisonnière de l’espace. Comment allez-vous faire pour m’attacher ?Peut-être avec des feuilles de salade
La porte s’est refermée. Je m’enferme et somnole…Je dormirai longtemps ;jusqu’à ce que
Je meurs
Exil  Passions violentes.Je n’ai pas faim. Mais non , c’est psychologique. Je n’ai envie de rien ,  si !
De voir la mer et marcher le long , les pieds dans l’eau
Non , je m’arrête
Car    je pleure ,
Le réveil va sonner huit heures.

Gorge coincée par la féerie mélancolique ,
Je souris
Car j’aime le vent dehors  Aimer c’est vivre mille fois plus
La nuit des temps
L’éternité. J’ai vécu

J’ai mangé de la salade et je suis dans mon bain
Mais cette eau n’est pas salée  C’est incroyable comme j’aime la mer
Je vis la mer , le soleil et les écumes , seule manière de bien-être que de vivre au-dehors
Dehors de tout
La vie est dehors , ailleurs ou nulle part
Elle viendra demain , ou alors pas du tout  Moi je la tiens , je ne la lâche plus
Je mourrai heureuse
Je mourrai vivante et passionnée
Le vent m’enterrera

Je suis bien dans mon bain et ce soir j’ai ri
Nervosité de la folie
Rire amer
Rire agréable à entendre
                       Un melon frais offert à ta bouche  et musique classique au réveil…
On aurait dû fermer les volets …Le jour nous a endormi doucement , le plongeon dans la tendresse…Instant émouvant…Chuchotements…Silence
La télépathie à des mille de notre Galaxie…Je suis encore chaude…
Ca fait un point jaune quand j’appuie mon pouce sur mon cœur
Cris dans la maison , je suis seule dans mon bain, à part , très loin ,
Je respire , je hume , je ne me moque plus
Quittez vos habits et regardez de quoi vous avez l’air !
Cherche la beauté , découvre ,
Et béatitude devant Elle.

Demain il y aura du taboulet et du poulet froid.Aurai-je faim demain ?
Je fais des bulles dans l’eau,
Comme au fond des vagues ruisselantes ,
Et je fais des bulles dans ma tête aussi
Y’a encore sur mon corps les marques des caresses du soleil
Douceur violente…

Il pleut ! Vite ! Rentrez les chaises-longues et les grand-mères !
Tournoi général de jambes en bataille ,
Euphorie des plus petits qui aiment l’impromptu
Dépêchez-vous de finir votre assiette , ça va être l’heure du goûter !
Petit pastis mais bien tassé.
Le regard tourne , se détourne ,
Et s’en retourne vers l’hier.
Un haut-parleur bourdonne au loin ,
C’est la fête des enfants.

                                        à A-C.A.


              

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