14 décembre 2012

Ode à l'amour


 

Tout nous invite à nous aimer encore                                   
Toi, homme de ma vie, homme de mon cœur mort             
Que fais-tu loin de moi, bel amant de mon corps                 
Jamais je n’eus d’oubli, par contre des remords                   
Ont tapissé ma vie, parce que je t’aime encore.

Ton souvenir m’obsède et puissamment enroule                  
Autour de mon esprit un regret rouge et noir                        
Etreintes de mon cœur…                                                       
Pêle-mêle de sentiments…                                                    
Et coule
Mon désir implacable au plus profond de moi…                   
                                                                                                
Comme un très dur espoir mon corps s’immobilise               
Les yeux tournés vers l’intérieur
Attends…                                                                                 
                                                                                                 

Mes doigts tremblent et te frôlent                                           
Et mon cœur libéré de ses émois enfouis
Ruisselle sur ton corps
En des caresses d’amour                                                                                                          

Et de tes mille pores
Et de ta peau si douce
On entend murmurer sa douce mélodie…

                                              

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15 octobre 2012

Si un jour tu passes par là




Si un jour tu passes par là
Regarde-moi
Si un jour tu ne me vois pas
Tu ne sauras pas où tu vas
Tu ne sauras pas où tu es
Tu entendras des pas
Alors tu devras
Les suivre
Si le cœur t’en dit
Car tu es libre de choisir

Et un jour
Sûrement un autre
Jour
Tu ouvriras les yeux
Tout grand
Et tu sauras aller là-bas
Là où il y a quelque chose à voir
Et où il y aura toujours quelque chose
A voir et à aimer



Pourquoi je t’écris ça
C’est parce que je t ‘aime
Et que je t’aime
Quand tu souris

                              à  C.A.

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05 octobre 2012

A l'analphabète


                        

Ô analphabète penseur
Que tu rêves la nuit !
Et sans que tu t’en aperçoives
La terre tourne et tourne sans toi
                                 Tu l’oublies
Et tu regardes dans tes rêves
Pour voir si tu existes
Tu ne sens pas ton corps il ne t’appartient plus
Tu l’as donné tu l’as donné
       Don du corps à une parfaite sensation
       Bien-être et  chair de poule à la nuit
       Tendresse éperdue oubliée par les sons
       Torpeur inaccessible si l’on ne lâche pas son cœur
Tu rêves car tu penses
Tu l’as dans la poche
             Dans les yeux
             Et dans la bouche
Raconte-la
Nourris-la
Elle est belle , l’imagination



Ô analphabète peintre
                      Fais des dessins sur tes lèvres
 Et dessine ta vie au-dehors
Mords les couleurs et mâche-les car elles se mâchent
Et tu regardes dans tes couleurs
Des milliers de visages abandonnés
Abandonne-toi dans les tons
Délave-toi sur des toiles fines
Doré
Qu’est-ce que tu peins aux heures de la nuit ?
De l’étrange ou du vide à portée de la main
           Pinceau articulé
           Ca vibre et tu transmets la vie à la feuille penchée
Tu peins car tu aimes et tu veux que ce soit
Ton dessin sera vivant
Tout est en vie car tu dessines
Ta toile bougera car tu le veux
           Mais tu trembles
           Tu as peur d’être aimé
           Mais tu es beau sous ta peinture
           Elle est à toi
           Tu l’as créée





Ô analphabète poète
Si tu veux des milliers de mots tu n’en trouveras qu’un
Un qui saute et qui gicle par-dessus des milliers de mots morts
Un mot vivant qui vibre
         Et qui te fais jouir
Sensation cruelle que celle de penser à la mort quand on n’a que ce mot
Tu lis ton écriture et tu verras
Que c’est pas si dur d’écrire la vie ton crayon et toi
         Ce n’est qu’un mot
Tu ne l’écris pas car tu y réfléchis toi
N’y penses pas puisqu’il est dans ta peau
Et dans ton cœur parcouru de milliers d’étoiles réfléchissantes
Ton corps est comme des miroirs dans toutes dimensions
Tu écriras car il le faut
Crois-tu qu’un crayon puisse dire tant de choses
         Les choses dans ce mot
         Les multitudes de sourires que tu vois la nuit dans tes rêves
         Dans le beautés inhabituelles que l’on trouve sur la terre
Tu écriras le feu et la mer
Et les cheveux
Et le vent dans les yeux
                     Crois-tu que l’on puisse écrire des yeux?

C’est toujours ce mot qui revient
Persécuteur de petites habitudes nécessaires
Ce mot est dans ton crayon
Ton crayon l’écrit quand tu veux l’oublier
Ce mot te gicle à la figure   mange-le   bois-le  ne cherche pas à l’épeler
Ne cherche pas son sens étymologique
Il est trop bon  ne le perds pas de vue
Et prends-le à pleines mains  ne le laisse pas tomber
Et ne vois pas sa mort  tu serais trop déçu
Continue à écrire
Puisque tu ne peux pas te retenir
Tout est dans ta main qui serre ton crayon si fort
Pour ne pas perdre ton bonheur
Ne cache pas tes feuilles décorées il faut que tout le monde sache
        Pourquoi tu vis
        Pourquoi tu pleures et tu aimes
        Tu vibres  tu sens
        Et tu trembles
        Car tu as besoin de ce mot.

Ce mot qui t’a rendu fou à force de l’aimer

                                                              
        

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